Réseaux sociaux.......
Voix off
Dans les jours qui ont précédé la mort de Samuel Paty[i],
sur les réseaux sociaux, des messages, des vidéos appelant à sa suspension,
dévoilant son nom ou son adresse. Une cabale numérique émanant souvent de
comptes anonymes qui pourrait avoir influencé son assassin. Dans les affaires
de terrorisme, les messages échangés sur Internet occupent souvent une place
prépondérante.
Me Jean Reinhart, avocat de victimes du
terrorisme
Depuis maintenant près, plus de 10 ans, on voit les actes terroristes
diffusés au fur et à mesure sur les réseaux sociaux et c’est là où ça devient
très compliqué pour les victimes parce que, elles comprennent qu’il y a des
appels à la haine.
Ce qui est abominable c’est que les réseaux sociaux continuent de
diffuser cette information.
Voix off
Alors comment mieux surveiller ce qui se dit et s’échange sur Internet ?
En juin dernier, la députée LREM Laetitia Avia présente un texte de loi visant
à mieux encadrer les réseaux sociaux et punir la haine en ligne. Mais il est
retoqué par le Conseil constitutionnel[ii]
qui estime qu’il porte atteinte à la liberté d’expression. Une erreur pour
cette avocate. Selon elle, une nouvelle loi est urgente car aujourd’hui, il
faut en moyenne 4 à 6 mois pour faire supprimer un contenu d’un réseau social
si ce dernier ne coopère pas.
Me Delphine Meillet, avocate spécialiste du droit
numérique
Aujourd’hui la loi est tout à fait insuffisante. Elle est pas assez
rapide, y a pas assez de responsabilités mises sur la tête des réseaux sociaux.
Si vous voulez, aujourd’hui il faut vraiment de gros moyens pour réellement les
voir condamner, si jamais d’eux-mêmes ils décident de ne pas supprimer un
contenu.
Voix off
Le gouvernement souhaite remettre rapidement ce sujet sur la table.
Marlène Schiappa[iii]
entend rencontrer dès la semaine prochaine les dirigeants des principaux
réseaux sociaux.
[i] professeur d’histoire en
France, assassiné suite à son cours sur la liberté d’expression.
[ii] il veille au respect des
droits et des libertés garantis par la Constitution
[iii] ministre déléguée auprès du ministre de
l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté
